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LPAH - Lettres, pensée, arts et histoire (2010-2018)

Les thèses soutenues à l'école doctorale "LPAH - Lettres, pensée, arts et histoire (2010-2018)"

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154 ressources ont été trouvées. Voici les résultats 1 à 10
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  • Pratiques Funéraires à L'antique Tokra    - El-Haddar Khaled  -  21 décembre 2018

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    Cette thèse s'est concentré sur l'étude des tombes à chambre selon trois axes principaux: la première est une étude descriptive et analytique de tombes en fonction d'éléments distinctifs et de classification, de méthodes inhumations, de réutilisation et leur datation (Chapitre II). La seconde était consacrée à l'étude du mobilier funéraire composé de céramique commune, de lampes, de verre, et de ses relations avec les coutumes funéraires. (Chapitre III). La troisième concernait une étude analytique et documentaire d'inscriptions funéraires qui on a fourni des informations sur les tombes et les morts (chapitre IV). La thèse s'est également intéressée à l'étude des tombes à ciste, à la lumière des résultats de nos fouilles dans ces tombes (Chapitre II). Pour les habitants de Tokra qui ont été enterrés dans ces tombes individuelles et collectives étaient des Grecs, des Romains et des Libyens, païens ou chrétiens et de nombreux Juifs, leur histoire a été discutée à partir de 620 av. notre ère jusqu'à la fin de l'ère byzantine environ 642-645 notre ère (Chapitre I). Quant aux résultats obtenus sont des fouilles et de la prospection d'archéologiques effectuées par nos soins il y a des années ou qui sont menées à nécropole avant nous (chapitre I). Enfin cette étude reflète un aspect important de la vie des habitants de Tokra à travers leurs tombes, qui nous est parvenu dans un mauvais état de conservation.

  • L'évolution du discours des milieux politiques et médiatiques français sur le jeu vidéo de 1972 à 2012. Naissance d'une culture vidéoludique    - Lalu Julien  -  20 décembre 2018

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    De l'élaboration de la société Atari en 1972 jusqu'aux fonds alloués par le ministère français de la culture pour la création d'une exposition en mars 2012, le jeu vidéo a connu de profondes mutations technologiques, industrielles, sociales et politiques. Le monde vidéoludique a longtemps été accusé, par les politiques, de pervertir la jeunesse. Il est pourtant reconnu à partir de 2003 par la France comme un fait majeur de sa culture et de son industrie. Il passe du simple jeu électronique industriel à une création artistique qui, alliant graphisme et son, arrache l'individu à sa quotidienneté et l'immerge dans un monde imaginaire. Le corpus des sources mis à contribution met en lumière une évolution du traitement et des discours politiques et médiatiques à partir des années 1970 sur le jeu vidéo. Cette étude se base sur les questions au gouvernement des députés et sénateurs, des propositions de lois et amendements, des enquêtes ministérielles (ministère de l'intérieur, de la culture et de la communication, de la santé) ainsi que sur la presse générale française entre 1972 et 2012. La recherche analyse le processus de construction de la culture vidéoludique, son impact sur la société dans un contexte de développement industriel et technologique puis l'implication des politiques publiques. Elle dévoile des moments politiques et médiatiques du regard porté sur le jeu vidéo ; moments qui se chevauchent et se superposent. Une première période est caractérisée par une ignorance politique puis une valorisation de ces "jeux d'adresse" face aux jeux de hasard et d'argent (1972-1997) ; une seconde par la mise en accusation du jeu vidéo : violence, danger, santé (1992-2008) ; enfin une période d'affirmation d'une culture politique du jeu vidéo avec un nouvel intérêt du milieu politique français (2003-2012).

  • L'évolution de la décoration théâtrale sur les scènes de l'Opéra et de l'Opéra-Comique entre 1914 et 1936    - Bellot Alexandra  -  18 décembre 2018

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    Objet d'étude pluridisciplinaire, la décoration théâtrale est un art éphémère ne vibrant que sous les projecteurs. Au début du XXe siècle, le rôle de l'élément visuel est sensiblement renforcé sur scène. Dans un contexte artistique parisien caractérisé par la variété des formes d'expression, la multitude des influences venant de l'étranger et les questionnements autour des relations possibles entre les arts ; une nouvelle approche de la scène se dessine et un autre regard se porte sur la conception des spectacles et sur la création de leurs éléments constitutifs tels que les décors et les costumes. Ces nouvelles considérations autour de l'esthétique de l'espace scénique mènent à de nouvelles théories et de nouvelles tendances de la décoration théâtrale. Centrée autour des maisons d'opéra parisiennes, notre étude propose une meilleure compréhension du processus de renouvellement de la décoration théâtrale sur les scènes de l'Opéra et de l'Opéra-Comique dans la première moitié du XXe siècle. Vitrines de l'Art français, les deux théâtres entretiennent depuis leur création des relations particulières entre rivalité et complémentarité. Notre thèse porte un éclairage nouveau sur la décoration théâtrale conçue pour les spectacles lyriques du début du XXe siècle en proposant de définir précisément le positionnement de l'Opéra et de l'Opéra-Comique. Par l'analyse de la confrontation entre le traditionalisme assujetti aux deux maisons et les nouvelles aspirations que connaît le monde du Théâtre, notre étude explore tout d'abord les prémices d'un renouveau du décor de scène et met en lumière les principaux acteurs du mouvement. Le recours systématique aux décorateurs professionnels héritiers des dynasties de la fin du XIXe siècle et à la technique du trompe-l'œil sont progressivement abandonnés par les maisons d'opéra. Aussi, de nouveaux collaborateurs du monde du Théâtre, peintres pour la plupart, se trouvent au cœur de la conception des spectacles. Notre thèse ouvre le champ d'étude et examine l'impact des mouvements artistiques venant de l'étranger. Dans une capitale française, siège d'une agitation artistique internationale, les influences et les collaborations avec les artistes étrangers se jouent aussi dans l'art du décor de scène. Le monde du spectacle des années 1920 est marqué par l'empreinte des Ballets russes et les créateurs de décors saisissent pleinement le modèle en l'adaptant aux œuvres et au goût français. Les directeurs de l'Opéra de l'Opéra-Comique secouent hardiment la routine décorative de leur théâtre en s'entourant d'artistes capables d'offrir une autre conception du décor d'opéra en créant des cadres propices au développement d'un nouvel imaginaire. Plus favorable aux expériences novatrices, le décor de ballet offre une grande liberté à ses créateurs. En abordant la question du renouvellement du décor de ballet à l'Opéra et à l'Opéra-Comique, notre thèse révèle leur ligne directrice et examine leur transformation en pôle de création et de modernité chorégraphique. La question du goût est au cœur du dernier volet de notre étude en dévoilant tout d'abord les réactions des maisons d'opéra face au succès du cinéma. Les directeurs des théâtres s'emparent de ses ressources techniques afin de moderniser la mise en scène et d'enrichir les procédés existants. En s'intéressant au rôle scénographique que peut assumer la lumière et au caractère de la projection cinématographique, les théâtres offrent une autre conception de la décoration théâtrale dans laquelle la toile peinte n'est plus exclusive. En s'interrogeant sur l'évolution du goût français, notre thèse offre un éclairage sur les relations entretenues entre les arts décoratifs et les arts de la scène et met en lumière le travail pour la scène des artistes qui conditionnent le goût français des années 1920 et 1930. Enfin l'étude des décors des spectacles des années 1930 cerne les accords et les limites entre le goût du public et les aspirations esthétiques...

  • Le défi de l'intégration politique dans le cosmopolitisme de Jean-Marc Ferry    - Mbadu Mbadu Emery-Pamphile  -  17 décembre 2018

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    Si l'Union Européenne s'avère une expérience institutionnelle sans précédent dans l'histoire de l'organisation politique moderne, elle ne bénéficie encore que d'une intégration fonctionnelle. Après le défi de la paix comme sa légitimation fondatrice, elle connaît face à la mondialisation économique, une "triple crise" de gouvernance économique (technique), de solidarité et de coresponsabilité politiques (éthique et politique) et de légitimation du projet européen lui-même (historique). Comment parvenir à une intégration politique réussie ? Nous soutenons essentiellement dans ce travail la position de Jean-Marc Ferry qui entend construire une "unité de survie" transnationale européenne dans la mesure où les Etats-nations pris isolement n'en sont plus capables. Par son cosmopolitisme processuel, il propose la concrétisation de l'idée philosophique du cosmopolitisme kantien dont la structure juridique de base s'adapte à l'échelle de l'Union Européenne. Cette nécessité historique exige d'actualiser philosophiquement certaines catégories politiques modernes et de repenser notre façon de concevoir le monde dans sa diversité sociale, convictionnelle, culturelle. Il serait possible dans ce sens de prolonger les inflexions de l'idée cosmopolitique sur l'Union Européenne pour d'autres entités politiques d'envergure continentale. Mais à quel prix ?

  • Résurgences médiévales, sacrées et profanes, dans l'oeuvre de Maurice Denis, peintre nabi    - Apostu Andreea  -  14 décembre 2018

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    La thèse porte sur la récupération du Moyen Âge par le peintre postimpressionniste Maurice Denis dans ses oeuvres, tout au long de sa carrière artistique. Elle vient compenser l'absence d'une étude dédiée intégralement à l'influence de la littérature et de l'art médiéval sur sa création. Nous avançons l'hypothèse que cette récupération est réalisée sous la forme d'un transfert culturel, qui suppose non seulement une transposition des éléments, mais aussi leur métamorphose, parfois radicale, et leur adaptation à l'esprit du temps et de l'espace qui les accueille. Par la suite, la thèse analyse les transpositions subies par des éléments thématiques ou stylistiques du Moyen Âge au contact avec aussi bien l'époque du peintre et l'esthétique symboliste, que ses propres théories et sa biographie, qui est constamment projetée sur les oeuvres. La première partie de la thèse vise à identifier les principales coordonnées de l'époque de Maurice Denis et du groupe des Nabis et de leur courant, le néo-traditionnisme, défini par le syncrétisme et le synthétisme. Ces deux caractéristiques déterminent la capacité de reprendre dans leurs oeuvres les tendances les plus importants du temps : le goût pour les Primitifs italiens et français, la fascination pour la Bretagne, le Moyen Âge symboliste littéraire, le byzantinisme, l'occultisme et le japonisme. Les représentants les plus marquants du médiévalisme au sein du groupe ont été Maurice Denis et Paul Sérusier. La création d'influence médiévale de Maurice Denis, qui a été aussi le principal théoricien du groupe, peut être partagée, selon nous, en deux catégories : les oeuvres à destination profane et celles à destination sacrée. La deuxième partie de la thèse analyse les topoi de la forêt et du jardin-verger clos, peuplés de princesses et de chevaliers, ainsi que les grands sujets religieux, comme l'Annonciation, la Visitation, le Noli me tangere, la Lutte de Jacob avec l'ange, repris par le peintre dans ses oeuvres à destination profane. Cette partie aborde aussi les oeuvres décoratives à destination profane de Maurice Denis, comme l'illustration de livres, inspirée par les manuscrits médiévaux, la tapisserie et le vitrail. La troisième partie de la thèse est consacrée aux projets de décoration religieuse entamés par Maurice Denis à partir de 1898 jusqu'à sa mort. Ceux-ci sont regroupés selon leurs sujets en sept catégories, auxquelles s'ajoute le cas singulier de la première décoration du Collège Sainte-Croix de Vésinet : le cycle sur la vie de la Vierge et du Christ, le cycle des évangélistes, la figure de saint Paul, les représentations des morts de la guerre, les figures de Saint Louis et de saint François, les Chemins de Croix, les Béatitudes. Après la Grande Guerre, Maurice Denis crée les Ateliers d'art sacré, censés reproduire les ateliers de peintres de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Tout en faisant l'éloge de l'esthétique et de la spiritualité médiévale, Maurice Denis prône aussi la création d'un nouveau style, propre à son époque. Ce double mécanisme est toujours conforme à celui du transfert culturel, qui vise la récupération de certains principes et éléments et leur réinvention selon la sensibilité du temps. Pour Denis, le transfert culturel n'est pas applicable par la suite seulement à quelques-unes de ses oeuvres, mais a la totalité de sa création, devenant un véritable mécanisme de sa pensée artistique. Celui-ci est aussi responsable par son oscillation permanente entre la tradition et la nouveauté, qui se manifeste aussi bien dans ses oeuvres à destination profane, souvent très transgressives, que dans ses oeuvres à destination religieuse, plus tempérées, mais qui abordent aussi des sujets complétements novateurs comme ceux des « morts de la guerre » ou des Béatitudes.

  • Les stratégies du rire dans l'oeuvre d'Alain Mabanckou : poétique d'un contre-discours en postcolonie    - Bounguili Ulrich  -  12 décembre 2018

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    Le présent travail analyse le corpus romanesque d'Alain Mabanckou, auteur de langue française d'origine congolaise, selon une grille de lecture postcoloniale et s'attache en même temps à définir les mécanismes de fabrication du rire propres au romancier. Pour ce faire, notre exégèse s'appuie sur des outils, se réclamant à la fois des études postcoloniales (essais d'A. Mbembe, en particulier) et d'une réflexion sur le rire en littérature, et aborde cette oeuvre comme un objet hybride, car en relation avec d'autres sphères culturelles. Il s'agit de souligner le choix d'un discours autre sur l'Afrique postcoloniale où le primat de la légèreté apparente a supplanté les anathèmes moralisateurs et les récits manichéens. Dans cette perspective, notre analyse est structurée autour de deux grands axes : la place du rire dans la pensée littéraire négroafricaine francophone et les stratégies du rire dans l'oeuvre d'Alain Mabanckou. Le premier axe n'est pas un exposé d'histoire littéraire : il tente de proposer une esquisse des manifestations du rire à travers des oeuvres majeures, qui ont nourri l'écrivain de Pointe noire et montre que, dans la littérature négroafricaine francophone, les accents empruntés par ce rire ont très souvent fait écho au contexte historique, social et politique. Le second axe aborde le rire chez cet écrivain contemporain comme un des registres du discours postcolonial. Car si le roman mabanckouien s'efforce, dans son ensemble, d'évoquer le Congo natal, c'est pour mieux formuler les interrogations sur la postcolonie africaine. Celle-ci, dans la "bâtardise" qui la caractérise, est portée par ces "gens de peu", qui, au quotidien, sont les témoins d'une société disharmonieuse, cachant ses laideurs derrière des éclats de rire. Le lecteur prend conscience que le travail de l'écrivain, par la virtuosité qu'il mobilise sur le plan linguistique et intertextuel, débouche sur l'art de faire dialoguer l'Afrique et l'Occident et sur la recherche de nouveaux rapports avec l'Autre, invite à un "imaginaire bariolé" qui, selon les mots du romancier, "nous pouss[e] à nous remettre en question".

  • Liberté et nécessité chez Plotin : l'enjeu antéphénoménal    - Bettelheim Valérie  -  12 décembre 2018

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    La liberté et la nécessité dans la pensée plotinienne semblent relever d'une relation si étroite qu'elle se présente comme une imbrication. Le but de cette étude est d'une part d'examiner le lien entre liberté et nécessité chez Plotin en montrant leur paradoxale complémentarité, voire leur inclusion mutuelle, d'en dégager les enjeux éthiques, ontologiques, métaphysiques ; et d'autre part de questionner l'imbrication elle-même en tant que phénomène, manifestation, sensible ou intelligible, trace de l'Un « antéphénoménal ». Aussi, à titre introductif, je propose l'expérience même de la lecture des traités de Plotin, qui confronte le lecteur à l'atemporalité , si ce n'est déjà à une rupture entre être et un, c'est-à-dire à une nouvelle définition de la liberté comme ce qui s'arrache non seulement au sensible, mais aussi à l'Intellect, au logos, et s'élance vers l'unité qu'elle ne cesse cependant jamais d'être, à sa façon. Ma première partie interroge la liberté et la nécessité chez Plotin dans l'ordre du monde, autrement dit au niveau de l'Âme, troisième hypostase, heîs kai polloi, l'un et le multiple. Pour ce faire, je mets à jour la transformation que Plotin opère au niveau de la nécessité, renversant les figures mythologiques d'Anagkè, mais aussi les conceptions déterministes des stoïciens, des atomistes, des astrologues et des gnostiques : délestant ainsi la nécessité de la négativité qu'elle porte dans son étymologie même, il en dégage la lumière de l'Intellect, l'acte de l'âme étant une autodétermination. J'étudie pour ce faire la filiation pythagoricienne, mais aussi héraclitéenne, qui témoignent de la beauté, de l'ordre du monde en sa diversité et ses contraires : au sein des phénomènes, la liberté de l'âme oppose à la contingence de la matière une résistance, une force qui cohère ceux-ci, les empêchant de sombrer dans l'aléatoire qui est somme toute très proche des doctrines fatalistes. Ma deuxième partie, en cherchant une définition plus précise de la liberté dans l'Être-Intellect, hèn polla, un-multiple, montre qu'on est toujours reconduit à la nécessité par le mouvement de la procession, née elle-même du geste de toute ousia vers la réalité supérieure, epistrophè. Dès lors, on peut dire que liberté et nécessité tracent la dynamique de toute manifestation, de toute arrivée, de tout procès et se répondent dans une relation binaire, ce qui témoigne du poids de la substance, d'un champ gravitationnel de l'être qui peut expliquer la clôture de la métaphysique et même l'épuisement ou la dispersion de la phénoménologie. Ainsi, ma troisième partie propose avec Plotin l'insoutenable légèreté de l'Un comme alternative au poids existentiel qui charge la philosophie, mais aussi l'individu jusqu'à aujourd'hui. En pensant une différence hénologique, Plotin disjoncte l'être et l'Un, permettant le laisser-être du monde dans sa plus riche multiplicité, tout en le préservant de la contingence totale, de l'effritement dans le néant. A la fois, il porte à la fusion la liberté et la nécessité : aussi l'enjeu de l'articulation des deux concepts est antéphénoménal, avant le phénomène. Apparaît une terra incognita, sommet spéculatif qui donne assise et fondation au monde et va jusqu'à le délivrer de l'hégémonie de la substance et de la toute-puissance des phénomènes qui n'en sont que la conséquence. Je suggère ainsi, à la fin de cette étude, le non-événement, le kairos plotinien, comme alternative à la dissolution dans l'être, c'est-à-dire à la mort de l'être : offrant une assise, une constante, un sous-bassement à l'existence, il libère celle-ci de la pesanteur et du conglomérat de l'unitotalité impliqués dans la différence ontologique. En même temps, le non-événement conditionne tous les événements dans le champ de l'être, la rupture hénologique permettant l'aération, la distanciation au sein de tout ce qui est un être.

  • Fonder la philosophie. Essai sur les aspects logiques et systématiques de la théorie hégélienne de la fondation    - Béguin Victor  -  23 novembre 2018

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    L'objectif de cette thèse est d'interroger la manière dont Hegel conçoit la fondation absolue de la philosophie, c'est-à-dire la manière dont la philosophie fournit, à l'intérieur d'elle-même, la justification intégrale de la vérité absolue de son discours, justification qui, d'après Hegel, la caractérise en propre. Pour ce faire, après avoir brièvement replacé, à titre introductif, cette tentative hégélienne dans le cadre de la problématique de la fondation de la philosophie propre à la philosophie post-kantienne, nous étudions d'abord la manière dont Hegel rend compte de la genèse historique de l'exigence d'une auto-fondation absolue de la philosophie dans ses Leçons sur l'histoire de la philosophie, qui s'avèrent un espace hybride de position des problèmes philosophiques, à la fois historiquement donnés et toujours déjà philosophiquement construits. Nous interrogeons ensuite, à partir de la Doctrine de l'essence, le concept logique de fondement (Grund) dans ses tensions propres, pour montrer qu'il dégage l'espace des problèmes posés par la notion de fondation sans pouvoir leur apporter par lui-même une solution définitive : cette dernière nous paraît bien plutôt énoncée dans la Doctrine du concept, dont le mouvement d'ensemble (concept subjectif, objectivité, idée) fait l'objet d'une lecture permettant d'y faire ressortir à la fois l'Aufhebung interne du fondement et l'émergence de la notion d'auto-fondation, qui apparaît in fine dans la définition de l'idée comme processus de « développement progressif » et « fondation régressive » de soi. La fondation est alors définie comme un processus consistant à rendre raison de soi dans ses manifestations, ce que nous interprétons comme rupture avec le concept de fondement hérité de la métaphysique d'entendement, dont la logique hégélienne produit l'Aufhebung. L'idée ayant été ainsi définie, de manière formelle, comme processus de rendre raison de soi, nous étudions, dans une troisième partie, la manière dont la philosophie de la nature et la philosophie de l'esprit concourent au processus d'auto-fondation réelle de l'idée, c'est-à-dire, en dernière instance, à son effectuation comme esprit absolu ; à cette occasion, nous étudions plusieurs occurrences significatives de la notion de fondement dans la Realphilosophie, ainsi que le rapport du discours philosophique aux réalités dont il traite (rapport que Hegel nous semble prendre soin de distinguer d'une justification extérieure). Une quatrième partie vient alors étudier la manière dont la philosophie se pense elle-même comme fondation systématique de sa propre vérité : on soulève la question de savoir si le système a besoin d'un fondement externe pour garantir sa vérité (fondement que certains interprètes ont pu trouver dans la Phénoménologie de l'esprit ou dans l'histoire de la philosophie), et on étudie les syllogismes finaux de l'Encyclopédie pour y lire une réflexion de la philosophie sur sa propre fondation systématique. La thèse que nous soutenons au terme de ce parcours est que le profond remaniement spéculatif du concept de fondement qui aboutit à l'idée d'une autofondation au sens de « rendre raison de soi » (en rupture donc avec tout principe ou fondement réel ou formel tel qu'on en rencontre dans l'histoire de la philosophie), converge avec une redéfinition de la philosophie comme savoir rendant absolument raison de sa propre vérité, et même, au sens strict, ne fondant que sa propre vérité comme système, ce qui lui permet en même temps de libérer le sens vrai des objets qu'il parcourt et ordonne dans son déploiement systématique.

  • Crises, violence politique et résolution des conflits en Haïti (1986-1994)    - Muscadin Josué  -  22 novembre 2018

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    À la sortie de la dictature des Duvalier en 1986, Haïti s'inscrit dans une longue et tumultueuse « transition démocratique » marquée par une récurrence des situations de crises, une utilisation systématique de la violence dans le champ politique d'abord dans le cadre des luttes pour le pouvoir, ensuite comme réponse aux revendications d'un peuple aspirant à l'établissement d'un nouvel État. Les situations conflictuelles appellent à des mécanismes de résolution dans lesquels les acteurs externes au pays occupent une place importante. La période allant de 1986 à 1994 a une potentielle heuristique indéniable en ce qu'elle permet d'observer toutes les caractéristiques de la tragédie de la démocratie haïtienne. En effet, le président démocratiquement élu lors des élections de 1990, Jean-Bertrand Aristide, fut renversé quelques mois après sa prise de fonction par un coup d'État organisé par l'armée et ses alliés. Durant trois ans, un lent processus de résolution de cette crise a été mis en place à travers des négociations impliquant l'armée et le président renversé, sous les auspices de l'OEA, de l'ONU et des États-Unis. Au bout de ces discussions stériles, les américains interviennent militairement pour restaurer l'ordre constitutionnel. En considérant cette période, cette thèse s'intéressera à la crise de la démocratisation du pays, aux faits de violence qui la ponctuent et au mécanisme ayant conduit à ce qui est considéré comme son dénouement.

  • En lisant, en écrivant. Pratiques, politiques et représentations de l'écrit d'un député à travers la Révolution et l'Empire, Marie-Félix Faulcon (1758 - 1843)    - Alaphilippe Marjorie  -  19 novembre 2018

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    La thèse étudie les pratiques, les politiques et les représentations de l'écrit d'un député de la Vienne sous la Révolution et l'Empire, Marie-Félix Faulcon (1758 - 1843). Magistrat poitevin, député suppléant aux Etats généraux, il est le vice-président du Corps législatif qui proclame la déchéance de Napoléon Ier, le 3 avril 1814. Sa trajectoire et sa posture politique, marquée par la défense d'une république du centre et modérée, ainsi que la façon dont il les présente dans ses archives personnelles constituées en vingt-sept volumes d'œuvres, font l'objet de la première partie. Grâce à l'inventaire de sa bibliothèque annotée, la deuxième partie étudie ses lectures, son rapport à la lecture et sa qualité d'auteur parmi les auteurs, d'"homme de lettres et homme politique", à partir de ses propres productions imprimées. Polygraphe et graphomane, Faulcon a laissé un corpus inexploré de plus de vingt-sept mille pages de manuscrits. Ils comprennent essentiellement des journaux personnels, des copies de sa correspondance, des journaux de voyage, des matériaux historiques, des mémoires et des poésies. L'étude de ce fonds, proposée dans la troisième partie, interroge notamment la dimension autobiographique de ce riche ensemble d'écrits du for privé. Elle montre combien il est difficile, pour un acteur de la Révolution et de l'Empire, qui a bien conscience de vivre une période mémorable, d'écrire et de publier, de traduire par écrit une expérience sans équivalent, tant la conscience du jugement de la postérité est pesante.

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