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Section 09 - Langue et littérature françaises

Les thèses se rapportant à la section CNU "Section 09 - Langue et littérature françaises"

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  • L'écriture de la mobilité dans l'oeuvre narrative de Marguerite Yourcenar    - Boulanger-Comte Bénédicte  -  03 décembre 2015

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    Les ailleurs géographiques recherchés et célébrés dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, en particulier dans les contes, les romans, les chroniques familiales et les essais, témoignent de la mise en scène d'une inextinguible quête de mobilité. L'analyse stylistique, sociologique et philosophique de cet éloge du mouvement physique et de l'élan intellectuel dont il est indissociable permet d'appréhender la création et l'écriture yourcenariennes sous un angle nouveau. Une éthique du voyage, expression privilégiée d'un mode de vie en mouvement, est diversement développée dans l'oeuvre en fonction du choix générique opéré : si le voyager est accès à une forme de sagesse dans la perspective didactique du conte, les bénéfices du déplacement en termes de connaissances sont plus amplement déclinés dans l'espace polymorphique du roman, et sont associés à l'apprentissage intellectuel et existentiel dans les textes à caractère autobiographique. Si le péril de l'immobilité hante irrémédiablement l'écriture de Yourcenar, le dépassement de la fixité, qu'elle soit strictement spatiale ou davantage sociale, met parallèlement en lumière une vision de l'épanouissement humain. Parmi ces incarnations rêvées de la mobilité, la femme s'impose comme une figure emblématique du mouvement. Dans les récits et les essais, dont l'une des finalités est précisément de s'interroger sur le dynamisme féminin, la capacité émancipatrice de personnages littéraires ou d'êtres réels peut alors se lire au regard de l'audace de leurs trajectoires spatiale ou mentale. Si la mobilité est en soi un acte signifiant, déceler la présence d'une symbolique des espaces parcourus qui ont abondamment nourri l'oeuvre permet de dresser une carte géographique existentielle qui éclaire le parcours artistique et spirituel de l'écrivain, en révélant les facettes qu'a revêtues son désir de connaissance du monde et de soi.

  • Poétique du point de suspension : valeur et interprétations.    - Rault Julien  -  11 décembre 2014

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    Partant de l'hypothèse d'un mouvement global d'inclusion des signes de ponctuation dans le système de la langue, prenant appui sur une grammaticalisation, ce travail envisage l'élément ponctuant comme un véritable signe de langue écrite, soit un ponctème auquel il est possible de conférer une valeur différentielle et une signification, par la confrontation d'un signifiant graphique et d'un signifié. Nous proposons une étude linguistique du point de suspension, signe complexe, polyvalent, traditionnellement doté de propriétés antithétiques et d'innombrables fonctions. En ayant soin de distinguer le niveau sémiotique du niveau sémantique et métasémantique, nous définissons le ponctème comme le « signe du latent » dont l'interprétation peut être synthétisée en trois réalisations (suppression, suspension, supplémentation) qui sont le support d'enjeux syntaxique, sémantique, énonciatif majeurs. La valeur, réflexive, intrinsèquement contestataire, de la latence permet alors d'envisager les différentes réalisations discursives du ponctème, dans le discours littéraire, journalistique ou encore métalinguistique (imaginaire) ; elle offre la possibilité d'appréhender, dans une perspective poétique (stylistique, générique, socio-historique, épistémologique), un genre de discours qui transcende l'opposition entre discours littéraire et non-littéraire. Depuis son apparition et son utilisation dans le théâtre imprimé français (XVIIe siècle) jusqu'aux nombreux usages contemporains dans divers genres de discours, l'idéogramme du latent, mi-dire faisant apparaître une possible apparition, est un signe dont la valeur labile, excessive, infinissant le sens, procède fondamentalement d'un discours oblique.

  • Le Roman de l'art chez Aragon : l'essai aux frontières de la fiction    - Morisson Julie  -  18 janvier 2014

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    Ce travail de recherche vise l'exploration de la prose critique et romanesque des années soixante chez Aragon dans une optique qui prend en compte les correspondances et les déplacements en réorganisant le système générique. En mobilisant les notions d'anachronisme et de défiguration Aragon réinvestit la notion de transgénéricité en suivant une poétique de la collusion des paroles et des espaces qui transforme l'écriture en réseau organique. Le partage des genres s'opère au sein d'une dynamique de circulation de codes, de paroles et de motifs prégnants contrôlée par une langue qui tente de contenir les enjeux d'une pensée de l'art. Cette parole qui raccorde la critique d'art et le roman s'impose ainsi comme une langue de l'art à la fois invisible et fuyante. Notre travail consiste donc à en saisir les contours, les modalités, les accents et les formes afin d'examiner comment elle engendre la mutation du récit romanesque à mesure qu'elle s'introduit en son sein, édifiant un véritable roman de l'art. Les enjeux théoriques qui innervent le roman s'expriment par une pensée graphique qui puise dans la critique les moyens de son expression. Dans un mouvement inverse, la langue de l'art déclenche des modifications dans la critique qui s'impose dès lors comme un espace prépondérant de l'hybridité. Aragon tente d'exprimer une théorie de l'art tout en retenant la pensée esthétique qui laisse place à des images poétiques à forte imprégnation picturale. Le déplacement des genres s'exprime dès lors en partage des espaces artistiques. Les arts, la critique et le roman communiquent ainsi par une cinétique qui met en oeuvre une pensée théorique dans une prose lyrique et romanesque. La transversalité s'effectue donc par expansions successives qui sculptent les espaces de paroles suivant une poétique de la plasticité. Cette écriture de translations et de permutations dessine un réseau de ramifications qui nous permet d'envisager ensemble la critique et le roman comme les espaces divers d'une même parole à la fois esthétique, romanesque et poétique. L'art s'écrit désormais dans une connexion des voix et des territoires : il se raconte sous forme de roman.

  • L'extravagance : enjeux critiques des représentations d'une notion dans le théâtre et le roman du XVIIe siècle (1623-1666)    - Poulet Françoise  -  24 novembre 2012

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    L'objectif de nos recherches consiste à définir la notion d'extravagance en l'inscrivant dans le contexte qui en voit l'essor littéraire, de l'année 1623 (avec L'Histoire comique de Francion de Sorel) à 1666 (avec Le Misanthrope de Molière et Le Roman bourgeois de Furetière) ; il s'agit de montrer comment cette notion rend compte des enjeux socioculturels, littéraires et esthétiques du premier XVIIe siècle. Nos travaux s'inscrivent dans une perspective pluridisciplinaire : l'extravagance convoque à la fois le domaine de la médecine, l'histoire des traitements et de l'enfermement du fou, la question philosophique des rapports réversibles entre folie et sagesse, domaines que nous étudions en miroir des représentations littéraires de la déraison. Le trouble qui atteint l'extravagant perturbe son imagination en n'altérant que faiblement son entendement. Un savoir mal maîtrisé et des lectures nocives, qui sont souvent des romans, sont la cause de son délire : contrairement à l'idiot, son esprit n'est pas vide, mais interprète de manière erronée ce qu'il perçoit du monde. Ce trouble de l'esprit l'amène également à s'écarter du comportement prescrit dans l'espace social. Face au modèle de l'honnête homme, défini par les traités de civilité, l'extravagant est incapable de respecter les codes de la bienséance et de la politesse. Cette lecture nous permet de proposer une interprétation renouvelée des types comiques que l'on trouve dans les comédies et les histoires comiques des années 1620-1660, tels le capitan-matamore, le pédant, le provincial, etc...

  • L'écho paradoxal : étude stylistique de la répétition dans les récits brefs en vers, XIIè-XIVè siècles    - Abiker Séverine  -  05 décembre 2008

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    Partant du paradoxe que les récits brefs médiévaux sont hantés par la répétition (au lieu d'aller au plus court), cette recherche décrit et analyse le rôle narratif, stylistique et symbolique des procédures répétitives dans un genre éphémère (le récit bref français en vers, né au XIIe siècle, est abandonné au XIVe au profit de la nouvelle en prose). En usant d'un appareil conceptuel rhétorique, linguistique, sémiotique, philosophique, on distingue les diverses réalisations de la répétition, leurs effets de sens spécifiques dans le cadre de la brièveté narrative, leurs valeurs respectives dans le système de pensée médiéval en regard de l'évolution du sentiment du temps. L'analyse stylistique s'applique à un ample corpus constitué de cinq genres narratifs brefs en vers (fables, lais, fabliaux, miracles, dits narratifs), pour clarifier la conception médiévale de la brevitas (en interrogeant les manuels scolaires médio-latins et les pratiques d'écriture) ; pour identifier des traits de style signifiants et discriminants, au niveau de la variante, de l'œuvre, du genre, ou d'un type de personnage ; pour préciser l'évolution esthétique de chaque genre. Trois paradoxes se dégagent : répéter permet d'abréger ; l'écho médiéval n'est pas une déperdition sonore mais une persistance et un prolongement ; la répétition n'est pas une, mais se partage en deux modes sémio-stylistiques (verticalité et horizontalité). Le développement des procédures horizontales, dans la première moitié du XIIIe siècle, accompagne l'essor de la subjectivité littéraire et l'élaboration d'une esthétique du contretemps, qui n'est pas sans rapport avec la transformation concrète des rythmes de vie.

  • Représentation de discours autre et ironie dans "À la recherche du Temps perdu"    - Moricheau-Airaud Bérengère  -  28 novembre 2008

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    Cette thèse vise une approche du style de À la Recherche du Temps perdu sous l'angle de caractérisation spécifique que sont les effets ironiques associés à la représentation de discours autre. À cette fin, notre étude propose une définition du style littéraire, détachée de toute articulation à une norme, mais nourrie des théories de l'énonciation qui y voient, par delà l'actualisation de la langue en discours, la cristallisation qu'opère tout acte d'énonciation des éléments constitutifs de ce dernier - le sujet de l'énonciation et son historicité, notamment. Cette pensée du style, ainsi que l'importance de la représentation de discours autre dans l'énonciation de la Recherche, imposent les monstrations d'hétérogénéité discursive comme propres à une approche du style proustien. D'abord présentée en langue, ensuite analysée dans le discours de l'œuvre, la variété de ces formes linguistiques, depuis leur fort marquage jusqu'au débordement des éléments de monstration, y suggère combien le narrateur est aux prises avec l'hétérogénéité discursive qui habite son dire, et combien y travaillent des dynamiques (de traduction et d'exploration des possibles fictifs) transversales à l'œuvre. Ce jeu de l'hétérogénéité se prête adéquatement à celui de la polyphonie ironique. Envisagée comme reposant sur un système énonciatif tensif lié à une non-pertinence, elle s'y offre comme la cristallisation de l'historicité de cette énonciation : celle des tensions de la société française à l'époque de Proust, et celle du relativisme qui s'en déduit sur un plan interprétatif supérieur, à la croisée d'une esthétique perspectiviste et d'une possible échappatoire à la perte du Temps.

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