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Humanités (2018-...)

Les thèses soutenues à l'école doctorale "Humanités (2018-...)"

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  • Les artisans des Gaules et des Germanies romaines. Un essai d'histoire sociale (fin du Ier siècle av. J.-C. - fin du IIIe siècle ap. J.-C.)    - Caruel Marie-Sophie  -  09 octobre 2019

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    Malgré le dynamisme des recherches consacrées depuis plusieurs décennies à l'artisanat et, dans une moindre mesure, à ses acteurs, l'artisan des Gaules et des Germanies demeure une figure relativement mal connue de la société provinciale romaine, en raison notamment de sources rares, éparses et peu disertes. Fondé sur une approche d'histoire sociale, ce travail de doctorat brosse un portait des artisans de ces territoires à partir d'une documentation épigraphique et iconographique de nature essentiellement funéraire, votive et associative. Au cours de cette étude, la figure de l'artisan est abordée dans ses dimensions sociales, civiques et professionnelles au sein d'une réflexion articulée autour de trois grands axes. L'étude s'attache d'abord à définir le profil social des artisans (statut juridique, genre, âge, origines) ainsi que la position qu'ils occupaient dans la société des cités à partir de critères juridiques et économiques avant de se tourner vers l'analyse des conduites publiques et des rôles assumés par ces gens de métier dans la vie civique dans la mesure où ceux-ci étaient le reflet de prescriptions de conduite liées à leur statut social. Les pratiques et les comportements réglés sur ces statuts sont en effet autant d'indices permettant d'appréhender la situation de chaque groupe et de chaque individu dans la hiérarchie sociale. Le commentaire vise ensuite à éclairer la vie professionnelle des artisans. Après une présentation détaillée des spécialités techniques attestées, la réflexion porte sur la question du rapport au métier et sur l'existence de rapports au travail distincts au sein de ce groupe professionnel. Le statut juridique, la dépendance au métier et à ses revenus, la liberté du choix de l'activité, le cadre et les conditions d'exercice, la position au sein des hiérarchies professionnelles permettent de définir, selon le concept élaboré par J. Andreau, une dizaine de « statuts de travail » dans le domaine de l'artisanat (artisans indépendants, grands entrepreneurs, salariés, esclaves, artisans-légionnaires, apprentis, etc.). Ensuite, certains critères comme la conduite d'une activité commerciale ou l'exercice d'une activité sédentaire ou itinérante amènent à distinguer autant de pratiques professionnelles particulières. Derrière cette diversité liée à la nature des spécialités exercées, aux « statuts de travail » ou aux pratiques particulières, le milieu des artisans était uni par une culture professionnelle commune reposant sur la maîtrise d'un savoir-faire technique, fruit d'une période d'apprentissage et objet de transmission. Enfin, dans un troisième et dernier temps est abordée la question du partage d'une identité collective entre les artisans et de la place du métier dans la construction de cette identité. Cette question est abordée tant du point de vue des pratiques que des représentations mentales. Les discours funéraires reflétaient la vision que les artisans avaient de leur personnalité et les aspects de leur travail dont ils étaient particulièrement fiers et à travers lesquels ils souhaitaient se définir dans la mort. La mise en série de cette documentation parfois stéréotypée permet d'examiner la cohérence de ces messages à l'échelle de ce groupe professionnel ainsi que d'interroger le partage d'une conception cohérente de leur identité et de leur métier par les artisans. Par ailleurs, les différentes pratiques - cultuelles, conviviales ou funéraires - de ces professionnels donnaient lieu à des expressions épigraphiques laissant apparaître l'environnement social de ces travailleurs et l'influence de l'exercice professionnel sur leur sociabilité.

  • L'espace du poème chez Jacques Roubaud : mouvance, mémoire, méditation    - Coquelle-Roëhm Margaux  -  13 décembre 2022

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    Cette thèse ressaisit la question de l'espace du poème, dans ses dimensions graphiques et visuelles, dans l'ensemble de l'œuvre de Roubaud. Cette problématique engage la prise en compte de la matérialité du support, des variations typographiques, de la visualité, c'est-à-dire l'image graphique du texte et des effets de sens induits par le dispositif spatial. Elle est également tributaire de la manière dont le poète investit des formes pour les remettre en mouvement. La réflexion sur la « poésie dans la page » est liée chez Roubaud à une analyse de la réplique de l'après-coup de la « Crise de vers » diagnostiquée par Mallarmé. Il s'agit de refonder les « possibles de la poésie » (Baquey) du côté de la forme pour affirmer sa survie. Roubaud propose une conception élargie de l'objet-poème, intégrant celle écrite, orale, et celles internes à la mémoire comme autant de dimensions indissociables. L'espace du poème est décrit dans ce « quatuor de formes », pour mettre au jour un modèle de textualité fluide – appuyée sur le motif métapoétique du nuage. La première partie observe le principe de mouvance (Zumthor) qui agit intérieurement dans le devenir de l'objet-poème – et extérieurement dans celui de l'œuvre, façonnée par la migration des énoncés. La mouvance s'observe dans la manière dont l'espace graphique (Anis) est saisi de manière multidimensionnelle, investissant différents axes positionnels et vecteurs de lecture. La deuxième partie examine à la loupe deux facteurs déterminants de la variation graphique : le blanc et les décrochages en couleurs qui, dans leurs dimensions graphiques et phoniques, façonnent la topographie de l'espace et agissent en faveur d'un sens formel. La troisième partie déplace l'échelle d'analyse pour observer de manière globale l'espace de l'œuvre. Le modèle de l'hypertexte – dans son rapport aux mutations des supports d'écriture et de lecture offre une « hypermétaphore » pour penser l'œuvre de mémoire. La dynamique anthologique produit une structure en réseau, selon une topologie inspirée des arts de mémoire. La quatrième partie affronte enfin le lien étroit entre mémoire et méditation – méthode de composition qui permet de ressaisir l'ensemble de l'œuvre roubaldienne comme un « espace méditatif » ouvert, inachevé qui constituerait son propre tombeau. La thèse vise à montrer que, par l'espace du poème, Roubaud fait de la composition et de la lecture une méditation par les formes. Celle-ci engage non seulement une réflexion formelle sur l'avenir de la poésie et sa passation mémorielle mais aussi une éthique, visant à réaffirmer l'appartenance de l'être au monde et donner forme au temps.

  • Nietzsche, Kafka et Benjamin : une autre philosophie de l'histoire    - Duclos Anne  -  21 octobre 2020

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    Observateurs lucides de leur époque, Nietzsche, Kafka et Benjamin ont également mis en lumière la structure secrète de l'histoire et la manière dont elle s'enracine dans la subjectivité humaine. L'histoire est pour eux une façon de s'orienter dans le temps et d'entrer en rapport avec les temporalités passées et futures, dans une relation qui peut être de discorde et de refus, de nostalgie et d'admiration, d'entente et de solidarité, d'ignorance et d'oubli. Ils guettent les symptômes de l'histoire, qui est pour eux maladie, catastrophe, stagnation, mais dissimule peut-être en elle-même son propre antidote. Dans cette autre philosophie de l'histoire qu'ils proposent, le premier rôle revient à l'historien, qui est tour à tour philosophe, conteur, médecin et révolutionnaire. La tâche lui incombe de comprendre les faillites de l'histoire et d'en explorer les ruines. Faut-il poser le diagnostic en termes de barbarie et de nihilisme ? N'est-ce pas plutôt la narration, la fiction et le mensonge à l'œuvre dans l'histoire qui transforment celle-ci en entreprise de fabrication et de conditionnement des êtres humains ? La mémoire historique est mémoire de la faute, du châtiment et d'une dette que la monnaie de l'histoire ne parvient jamais à rembourser. L'autre philosophie de l'histoire de Nietzsche, Kafka et Benjamin est une philosophie combative qui cherche à modifier notre conception de l'histoire, à accomplir les espérances du passé et à conserver la mémoire de l'avenir.

  • Hétérogénéité et discontinuité dans les ballets d'André Campra composés pour l'Académie royale de musique (1697-1740)    - Goujon Jean-Philippe  -  03 décembre 2019

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    André Campra composa onze ballets pour la scène de l'Opéra de Paris entre 1697 (L'Europe galante) et 1740 (Les Noces de Vénus). Cet aspect de sa production lyrique, salué par ses contemporains, a, par la suite, peu suscité l'intérêt des musicologues, l'historiographie musicale ayant longtemps considéré le ballet, hétérogène et discontinu, comme un genre mineur par rapport à celui de la tragédie en musique. Après avoir mis en avant le rôle que joua le dauphin, dit Monseigneur, dans la diffusion d'une esthétique nouvelle favorable à l'émergence du nouveau genre, ce travail se propose de montrer comment Campra transpose les goûts du prince dans ses ballets, et comment le musicien, en introduisant de nouvelles pratiques à l'Opéra, ouvre la voie à des spectacles toujours plus discontinus tels que les ballets composés de fragments. Sont ensuite étudiés les rapports qu'entretint Campra avec ses partenaires artistiques et commerciaux - l'Académie royale de musique et les éditeurs des paroles et de la musique des opéras - et la manière dont le compositeur, par sa pratique compositionnelle et son goût pour l'hétérogène et le discontinu, les contraint à modifier leurs propres pratiques. Enfin, la dernière partie de cette thèse, dans une dimension génétique mais aussi esthétique, est consacrée à l'étude de la façon dont Campra construit et transforme ses ballets au moyen d'ajouts, de retranchements, d'emprunts et d'auto-emprunts.

  • « Me voilà donc encore Barbaresque » : Les Français dans les régences d'Alger et de Tunis dans la seconde moitié du XVIIIe et au début du XIXe siècle.    - Guesdon Olivier  -  11 décembre 2020

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    En nous intéressant aux Français d'Alger et de Tunis dans la seconde moitié du XVIIIe et au début du XIXe siècle, nous avons cherché à mieux comprendre leur insertion dans une aire culturelle différente de celle dont ils proviennent, ainsi que les liens qu'ils ont entretenus avec leur pays d’origine. Étudier une communauté revient à s'intéresser aux conditions de vie, aux activités et aux intérêts des membres qui la composent, en pensant ces derniers à l'échelle de l'individu et du groupe. C'est aussi en comprendre les interactions avec d'autres Européens sur place, quelquefois originaires de pays en guerre avec la France. Qu'ils soient membres du personnel administratif (consuls, drogmans, chanceliers…), marchands et artisans établis entre les deux rives, ou encore captifs chrétiens amenés de force sur la rive méridionale de la Méditerranée, tous ont laissé des documents dans les chancelleries des consulats qui peuvent nous renseigner sur leurs activités et leur quotidien. En croisant la microstoria et l'histoire des relations internationales, l'étude de ces Français de l'étranger nous amène à analyser la manière dont ils se sont construits en tant que citoyen au cours des bouleversements politiques advenus à la fin du XVIIIe siècle. Cela nous permet plus largement, en dehors de toute réflexion téléologique, de penser l'existence d'une politique française en Méditerranée sur le long terme.

  • L'il s'agit sous-jacent au donné en phénoménologie. Fondements d'un concept philosophique de liturgie.    - Kanaan Oumar  -  29 novembre 2019

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    La place occupée par la dynamique en général dans la description du réel, en tant qu'il est tout ce qui se manifeste, s'est accrue tout au long du développement du projet phénoménologique. Le lexique de la mobilité, du mouvement, du changement ou de l'agir semble de plus en plus incontournable si l'on veut aller au-delà d'une description ontologique de la manifestation. Cette tendance s'est accompagnée de tentatives de cerner l'a priori corrélationnel en le déterminant à partir de l'événementialité et de la chair, qui seraient eux-mêmes les modalités dynamiques de la manifestation. Notre recherche a consisté d'abord en une exploration des aspects dynamiques de la description phénoménologique chez Heidegger, Maldiney, Barbaras ou Romano. Puis, nous avons élaboré une description centrée sur l'agir comme premier relief du réel afin de prolonger les différentes orientations que nous avons décelées chez ces auteurs. En effet, la première désignation du réel a pris pour nous la forme d'un « il s'agit » dont la dynamique élémentaire puis complexifiante a permis d'exprimer et d'articuler dynamiquement les concepts descriptifs classiques de « mouvement », d'« événement », de « chair », de « détermination/indétermination », de « valeur », d'« être », d'« advenir », de « phénomène », d'« apparaître » ou de « présence ». Toutes les prises conceptuelles sur le réel devaient désormais pouvoir se comprendre dans le cadre d'un agir sous-jacent dont les propriétés fondamentales sont données à travers sa forme particulière d'il s'agit. De la dynamique la plus élémentaire de ce dernier à celle multiple et complexe du jeu de l'apparaître et de la présence dans le phénomène, un chemin est tracé comme cadre de l'expérience humaine. Toutefois, la neutralité de ce cadre n'expliquant pas de manière suffisante certains aspects de la manifestation du réel, il est paru opportun de superposer à la dynamique de l'agir un développement ludico-dramatique dont l'articulation élémentaire, dans le cadre d'un deuxième relief, est un il se joue qui nomme le réel en tant que jouer-dramatique. De même, l'insuffisance de ce deuxième relief à rendre compte du caractère apaisant et salvateur de la manifestation nous a conduit à explorer un troisième relief liturgique d'un réel que l'on peut désormais surnommer il sauve. Là, une articulation entre la singularisation et l'absolutisation de ce qui se manifeste a semblé tisser cette trame du réel qu'est la liturgie. Elle permet à la fois d'échapper à l'aplatissement du neutre induit par l'agir et de surmonter l'épreuve de la dissolution dans le chaos qui hante le jouer-dramatique, et c'est en cela que le réel en tant que liturgie est nommément un il sauve.

  • Prolégomènes pour une psychanalyse phénoménologique    - Lafaurie Steve  -  08 novembre 2019

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    Psychanalyse et phénoménologie s'adressent toutes deux à l'homme. Elles cherchent à caractériser ses différences, au sein d'un monde que celui-ci contribue, par sa présence, à faire être. En partant de l'œuvre freudienne, nous verrons comment la thèse de l'inconscient fait toutefois perdre au symptôme sa dimension phénoménale : elle éloigne la psychanalyse de la compréhension de l'être-au-monde que pourtant celle-ci questionne.L'abord second de la Daseinsanalyse nous permet de recentrer le débat sur l'expérience thérapeutique que le freudisme semble avoir perdu de vue. Mais si la psychanalyse tend vers la philosophie, la Daseinsanalyse élabore un système qui a le double désavantage, d'une part, d'orienter la compréhension des symptômes psychiatriques, et d'autre part, de ne pas interroger la vérité intersubjective. D'où le recours à la phénoménologie : celle-ci permet de questionner aussi bien le mode d'être du discours psychiatrique que ses troubles. En considérant le symptôme dans sa phénoménalité, nous proposons une analyse des psychés avec l'idée qu'à partir de leurs différences un monde peut tenir ; un monde dans lequel le partage de la vie n'a d'égal que la fondation d'une histoire dont l'échange des mots témoignent.

  • Représentations de la femme dans le théâtre espagnol contemporain. Corps et sexualité chez Laila Ripoll et Federico García Lorca    - Laurence Adelina  -  11 juin 2019

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    L'Espagne a connu de grandes transformations sociétales et dans la recherche, notamment dans le domaine des études de genre, thématique aujourd'hui omniprésente. Le théâtre est un art qui joue un rôle prépondérant dans l'évolution intellectuelle d'un pays et dans le changement des mentalités. Il permet ainsi de mettre en exergue l'évolution du rôle de la femme au fil des années. Federico García Lorca et Laila Ripoll analysent le rôle de la femme sous l'influence des conventions sociales, à travers le poids de la tradition et le confinement dans l'espace domestique en tant que mère et épouse. Cette image de la femme, ancrée dans l'imaginaire collectif, est contestée par les études de genre. En effet, il s'agit d'une construction sociale qui n'est pas innée : la relation entre l'identité sexuelle, l'orientation sexuelle et les représentations sont variables d'un individu à l'autre. Les personnages étudiés présentent des indices d'évolution, mettant en lumière les transformations auxquelles la société est confrontée. En dépit du poids de la société patriarcale, elles vont se rebeller, prendre des caractéristiques traditionnellement considérées comme masculines et affirmer leur sexualité même si cette attitude les conduira à être rejetées socialement. Le rapport au sexe, et par extension au corps, fait encore débat. Son corps ne lui appartient pas, il appartient à la société qui exige la perfection. Son corps est possédé à travers la domination érotisée, la violence machiste, la mutilation ou encore la mort. Ainsi, le corps de la femme, représentée sur scène, est sexualisé et soumis à l'injonction du patriarcat, ce qui a des conséquences sur les femmes dont le corps est stigmatisé.

  • L'élection de Saint-Jean-d'Angély au XVIIIe siècle : Pour une stratigraphie des territoires de la société rurale    - Pouget Emmanuel  -  04 décembre 2020

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    Par l'étude des marchés immobiliers et obligataires, nous tentons dans cette thèse d'établir la stratigraphie de la société rurale de l'élection de Saint-Jean-d'Angély en Basse Saintonge, avec ses différents groupes sociaux et les relations qu'ils tissent entre eux pendant le XVIIIe siècle. Le territoire étudié contient 170 paroisses. Il est d'abord présenté dans ses aspects démographiques et économiques qui dénotent une diversité marquée des différents terroirs de l'élection. La structure de la société est marquée par une paysannerie pléthorique assez pauvre et précaire dont lès revenus ne progressent pas pendant le XVIIIe siècle alors que ceux des autres catégories connaissent une certaine croissance. Les différents groupes sociaux se caractérisent en outre par une grande diversité des patrimoines et des types d'interventions sur les marchés, en particulier parmi les catégories intermédiaires. Malgré toute cette diversité il est possible d'esquisser une stratigraphie de la société rurale qui comprend les groupes suivants : les dominants ruraux (noblesse, haute bourgeoisie urbaine des négociants et des hommes de lois, bourgeoisie rurale faite de rentiers cossus, et marchands-fermiers des seigneuries), les laboureurs à bœufs les plus possessionnés et la bourgeoisie à talents ; une classe intermédiaire constituée d'un faible nombre de ruraux mais profitant d'une indépendance économique garantie (des laboureurs à bœufs et des artisans, la minorité supérieure des laboureurs à bras ainsi que la frange inférieure des marchands-exploitants). La catégorie inférieure, la plus nombreuse, se compose des journaliers aux patrimoines insuffisants pour garantir une indépendance économique et de la très grande majorité des laboureurs à bras précaires. Selon l'emprise de la ville et la prégnance de la vigne sur les terroirs, cette structure générale et les liens entre les catégories connaissent des modifications qui peuvent affecter le degré d'homogénéité de la société.

  • Le numérique et l'esprit. Prendre soin des technologies numériques de l'esprit à la lumière de Gilbert Simondon, Maurice Merleau-Ponty, Henri Bergson.    - Puig Mailhol Vincent  -  13 mars 2023

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    Cette adresse aux designers procède d'une démarche de décentrement anthropologique pour tenter de penser et prendre soin du digital comme spiritual au sens où Derrida interprétait ainsi le processus de questionnement mais aussi la technique chez Heidegger. Cet itinéraire passe par une critique de la notion d'information chez Simondon pour repenser « l'âme des objets ». Il se poursuit par une analyse de la question de la chair à partir de Merleau-Ponty pour proposer le passage d'une « chair souffrante du numérique » à une organologie et une pharmacologie du geste digital. Il aborde enfin ce que Bernard Stiegler nommait les technologies de l'esprit, par le prisme de l'intuition bergsonienne et de la transduction simondonienne pour réintroduire la pensée analogique dans le design numérique d'une bienveillance dispositive, condition techno-esthétique, éthique, cosmotechnique et politique du développement du bien commun et des savoirs.

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