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Gramont Jérôme de

Les thèses encadrées par "Gramont Jérôme de"

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  • Se comprendre historiquement : Enjeu herméneutique du rapport au texte et à la tradition. Gadamer versus Ricoeur    - Pwongo Bope Libère  -  07 décembre 2013

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    À notre connaissance, Ricoeur et Gadamer n'ont peut-être jamais véritablement débattu sur leur conception respective de la nature et de la tâche herméneutiques. Il semble que ce débat soit souhaitable, voire urgent. Si Ricoeur a toujours témoigné un grand intérêt pour l'herméneutique philosophique de celui qu'il appelait « mon maître » et dont il discutait les thèses, il est frappant de constater que Gadamer ne s'est contenté que de très vagues allusions aux enjeux herméneutiques de l'oeuvre du philosophe français. Il nous revient aujourd'hui de circonscrire le cadre de ce dialogue et d'en déterminer les conditions de possibilité. Il n'est pas sûr, comme le soutiennent de nombreuses études, qu'il faille reconduire l'enjeu de ce débat au ressort supposé fondamental : d'une part, l'opposition entre l'exigence des méthodes et des règles d'interprétation, seules susceptibles de garantir la scientificité de l'acte d'interprétation ; et, d'autre part, la revendication d'une visée originellement ontologique du phénomène de la compréhension, incapable par essence d'échapper, sans aucune possibilité de se défendre, à l'accusation de l'arbitraire subjectif. C'est pourquoi, se tenant à distance de ces présuppositions - quelque motivé qu'elles soient -, la présente thèse suggère plutôt que la possibilité du dialogue entre Ricoeur et Gadamer est fonction de la capacité à parcourir préalablement, et avec une grande patience, le long détour qu'emprunte l'un et l'autre herméneute : il n'y a de dia-logue que si ce dont il est question est médiatisé par la « chose même » qui, nous le croyons, est irréductible à l'opposition entre « méthode » et « non-méthode ». Car, la « chose même », c'est le sens en tant qu'horizon vers lequel s'achemine tout procès d'interprétation ou de compréhension. En ce sens, nous soutenons que la notion gadamérienne de l'expérience herméneutique trouve son meilleur allié dans la catégorie ricoeurienne de l'appropriation du monde que le texte déploie et découvre au lecteur. Chez l'un comme chez l'autre, l'enjeu fondamental est la quête de compréhension de soi du « sujet », c'est-à-dire, élargissement et accroissement de son horizon de sens mais dont le rapport à l'histoire demeure somme toute problématique. C'est que, d'un côté, la compréhension de soi n'est pas affranchissement à l'égard de cette part brumeuse de l'histoire qui nous constitue ; de l'autre côté, elle ne peut se dire que dans les limites et à l'intérieur de l'historicité constitutive de notre horizon langagier.

  • Gilles Deleuze et Antonin Artaud : L'impossibilité de penser    - Bouillon Anne  -  19 janvier 2013

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    Au sein de la pensée de Deleuze, la poésie d'Antonin Artaud apparaît comme la ligne de fuite par excellence à partir de laquelle tout le foisonnement conceptuel deleuzien s'articule. Artaud est en effet celui qui brise l'image de la pensée – ou ce que nous voulons dire habituellement par " penser " en philosophie – en refusant son innéité et son universalité, c'est-à-dire la cogitatio natura universalis. Car pour Artaud comme pour Deleuze, le plus souvent, la pensée s'affronte à son problème véritable, qui est son impouvoir ou son impossibilité. Ainsi, la première partie de la thèse s'attaque à la compréhension de la destitution de l'image de la pensée dans Différence et répétition de Deleuze, à partir de l'idée de " génital inné " d'Artaud dans la Correspondance avec Jacques Rivière. Si l'image de la pensée ne dit rien du processus de penser, de quelle logique sommes-nous capables ? Au travers de la découverte de la logique paradoxale déployée dans les paradoxes de Logique du sens de Deleuze, il s'agira de penser le rapprochement entre Artaud et Nietzsche. L'axe principal de cette partie est la critique du jugement menée par Artaud. Enfin, jeté dans les paradoxes de la vie, la troisième partie envisage le grand impensé de la philosophie qu'est le corps : en effet, de quel corps sommes-nous capables ? L'enjeu, de l'impossibilité de penser à la question du corps - rapprochant L'Ethique de Spinoza du corps sans organes d'Artaud - est bien de renouer la pensée avec la vie, selon le projet du Gai savoir de Nietzsche et qu'Artaud ne cesse de reformuler dès ses premiers écrits. L'impossibilité de penser dit non seulement la séparation d'avec la vie, mais aussi l'impensable qu'est le corps : en effet, que dire de notre propre corps, tel que nous le vivons ? Dans quelle mesure la création de concepts en rhizome dans Mille Plateaux de Deleuze et Guattari explore-t-elle le corps sans organes d'Artaud, ce corps vécu qui reste encore mystérieux pour la pensée ? Artaud souhaitait qu'on l'aime non pas pour son œuvre mais pour sa vie, témoignant d'une grande santé contre un monde malade : l'horizon de l'impossibilité de penser est alors la pensée blessée et profonde assumant la vie elle-même dans toute son opacité.

  • Judaïsme et christianisme chez Kant : Du respect de la loi à son accomplissement dans l’amour    - Salvetti Florence  -  08 décembre 2012

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    Cette thèse de doctorat se propose de reprendre l'ensemble de la philosophie pratique de Kant en aval, c'est-à-dire à partir de l'ouvrage chronologiquement tardif dans le corpus kantien, La Religion dans les limites de la simple raison (1793), dont la Première partie assigne à la volonté un défi : le « mal radical ». Le « mal radical » n'est pas le mal absolu ou diabolique, mais il consiste en une inversion (Verkehrtheit) de l'ordre des principes au sein du vouloir, et ne peut être déraciné que par l'entière conversion du cœur. Avec le mal s'ouvre l'antinomie du judaïsme, considéré par le philosophe comme le contre-modèle de la foi par excellence, et du christianisme, criterium unique et anhistorique de la religion, seul à même de résoudre le problème de l'homme nouveau. Si, selon Kant, le judaïsme est nouménalement nul parce qu'incapable de véhiculer le contenu de la religion rationnelle, le philosophe, qui considère l'interdit biblique de l'idolâtrie comme « le commandement le plus sublime du Livre de loi des Juifs », lui reconnaît néanmoins le mérite de mettre l'accent sur le respect. Le christianisme, quant à lui, met l'accent sur l'amour, dont Kant retient la signification pratique, à savoir qu'il est l'état de perfection de l'intention vers lequel nous devons tendre

  • Élan vital et mystique dans la pensée d'Henri Bergson    - Baka Okpobé Christiane  -  03 décembre 2012

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    La première conception de la religion que nous livre Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion semble se réduire à un fait anthropologique. Cette religion, qu'il décrit comme une réalité statique, brouille toute idée de révélation qui se veut pourtant transcendante à l'Histoire. La deuxième conception, par contre, sans être une réflexion systématique sur l'idée d'un Dieu révélé, s'en rapproche par le biais des mystiques. Mais, là encore, se présente une difficulté : pour rejoindre la mystique, Bergson la situe dans le processus évolutif d'une réalité naturelle, l'élan vital dont il suit le cours jusqu'à son achèvement. Ainsi se pose la question de la nature transcendante ou non du fait mystique dans le bergsonisme. La réponse à cette question nécessite, non pas seulement une intelligibilité de l'image la plus controversée du vocabulaire bergsonien, l'élan vital, mais surtout une sympathie avec elle, qui seule permet d'aller au-delà de la rigidité des mots pour découvrir la vie qui les innerve. Par l'intuition, démarche de l'esprit, que le philosophe français recommande comme méthode à la philosophie, l'élan vital se solidarise avec la durée créatrice et devient le langage par lequel l'univers créé se comprend : le langage de l'amour divin. Il peut alors s'allier avec la mystique sans lui faire perdre sa double essence de réalité humaine et transcendante.

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