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Les thèses encadrées par "de Gramont Jérôme"

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10 ressources ont été trouvées. Voici les résultats 1 à 10
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  • L'il s'agit sous-jacent au donné en phénoménologie. Fondements d'un concept philosophique de liturgie.    - Kanaan Oumar  -  29 novembre 2019

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    La place occupée par la dynamique en général dans la description du réel, en tant qu'il est tout ce qui se manifeste, s'est accrue tout au long du développement du projet phénoménologique. Le lexique de la mobilité, du mouvement, du changement ou de l'agir semble de plus en plus incontournable si l'on veut aller au-delà d'une description ontologique de la manifestation. Cette tendance s'est accompagnée de tentatives de cerner l'a priori corrélationnel en le déterminant à partir de l'événementialité et de la chair, qui seraient eux-mêmes les modalités dynamiques de la manifestation. Notre recherche a consisté d'abord en une exploration des aspects dynamiques de la description phénoménologique chez Heidegger, Maldiney, Barbaras ou Romano. Puis, nous avons élaboré une description centrée sur l'agir comme premier relief du réel afin de prolonger les différentes orientations que nous avons décelées chez ces auteurs. En effet, la première désignation du réel a pris pour nous la forme d'un « il s'agit » dont la dynamique élémentaire puis complexifiante a permis d'exprimer et d'articuler dynamiquement les concepts descriptifs classiques de « mouvement », d'« événement », de « chair », de « détermination/indétermination », de « valeur », d'« être », d'« advenir », de « phénomène », d'« apparaître » ou de « présence ». Toutes les prises conceptuelles sur le réel devaient désormais pouvoir se comprendre dans le cadre d'un agir sous-jacent dont les propriétés fondamentales sont données à travers sa forme particulière d'il s'agit. De la dynamique la plus élémentaire de ce dernier à celle multiple et complexe du jeu de l'apparaître et de la présence dans le phénomène, un chemin est tracé comme cadre de l'expérience humaine. Toutefois, la neutralité de ce cadre n'expliquant pas de manière suffisante certains aspects de la manifestation du réel, il est paru opportun de superposer à la dynamique de l'agir un développement ludico-dramatique dont l'articulation élémentaire, dans le cadre d'un deuxième relief, est un il se joue qui nomme le réel en tant que jouer-dramatique. De même, l'insuffisance de ce deuxième relief à rendre compte du caractère apaisant et salvateur de la manifestation nous a conduit à explorer un troisième relief liturgique d'un réel que l'on peut désormais surnommer il sauve. Là, une articulation entre la singularisation et l'absolutisation de ce qui se manifeste a semblé tisser cette trame du réel qu'est la liturgie. Elle permet à la fois d'échapper à l'aplatissement du neutre induit par l'agir et de surmonter l'épreuve de la dissolution dans le chaos qui hante le jouer-dramatique, et c'est en cela que le réel en tant que liturgie est nommément un il sauve.

  • Subjectivité vivante et filiation chez Michel Henry    - Boko Bernadin Sèdjro  -  18 novembre 2017

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    Cette thèse est partie d'une observation simple mais paradoxale : « Les fils ne savent plus qu'ils sont des fils ». L'occultation de la condition de Fils coïncide avec la genèse même de cette condition. La phénoménologie matérielle a tenté de questionner cette genèse à travers son objet qu'est la Vie. Car l'oubli de la Vie est l'oubli de la condition de Fils. Pour décrire phénoménologiquement la Vie, la phénoménologie matérielle s'appuie sur le concept de l'auto-affection. L'auto-affection se déploie grâce aux deux tonalités fondamentales de la Vie : la joie et la souffrance. Dans notre travail, nous proposons une nouvelle approche de la phénoménologie de la Vie. Cette approche, basée sur la phénoménologie matérielle, tente de définir l'ego comme « un Fils, un Fils de la Vie, c'est-à-dire de Dieu » (Michel Henry, CMV, p. 170). C'est pourquoi la phénoménologie de la Vie devient, pour nous, une phénoménologie de la filiation. La phénoménologie de la filiation tente de mettre en exergue la nature filiale du Christ et bien sûr de chaque vivant. En partant de l'expérience phénoménologique du Christ dans sa trilogie christologique, expérience basée sur l'écoute des paroles du Christ, l'ego parvient à surmonter le double oubli de la Vie et de la filiation. L'ego découvre donc qu'il est fils dans le Fils. La description phénoménologique de notre inclusion filiale passe par une ecclésiologie philosophique. L'ecclésiologie philosophique permet donc de comprendre davantage notre condition filiale.

  • L'idée de paix chez Kant. Entre l'internationalisme et le cosmopolitisme    - Samarwa Jean-Marie V.  -  18 mars 2017

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    Lorsque Kant écrivit Zum ewigen Frieden (Vers la paix perpétuelle) en 1795, il voulait donner une rigueur conceptuelle au Projet de paix perpétuelle de l'Abbé de Saint-Pierre, paru en 1713. Mais, à y regarder de près, ce travail de Kant s'inscrit dans une longue histoire de l'effort de penser les conditions politico-juridiques d'institutionnalisation de la paix tant civile qu'interétatique, tradition qui compte, avant lui, des penseurs de renom tels que Hugo Grotius, Hobbes, Locke et Rousseau, entre autres. Toutefois, l'importance que Kant accorde à la paix dans l'opuscule de 1795 ne serait pas jugée à sa juste valeur si l'on n'intègre pas cet opuscule dans le développement global de l'Idée de paix dans tout le système critique kantien. C'est ce que fait la présente thèse dans sa première partie. La seconde partie confronte l'Idée de paix aux problématiques politiques contemporaines afin d'en dégager - avec la troisième partie - la fécondité de l'Idée kantienne de la paix pour la pensée de la paix à notre époque.

  • L'Un et le Multiple dans la Trilogie Christologique de Michel Henry    - Mukkamkuzhiyil Kurian  -  28 septembre 2016

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    Michel Henry (1922-2002), l'un des meilleurs phénoménologues français, cherche l'essence de la manifestation à l'intérieur d'un être vivant. La Vie et le vivant pointent vers le problème de l'Un et du multiple, la question initiale de la philosophie. Selon Michel Henry, cette essence est la Vie qui est unique et invisible ; elle échappe à toute lumière de la raison. Le vivant est affecté par la Vie, la Vie se révèle à intérieur de l'homme. Par une affection forte ou faible, Michel Henry distingue, à l'intérieur de la Vie, un Premier Vivant et les vivants. Le Premier vivant est un être Unique et Archi-vivant, sans être séparé de la Vie universelle et Il supprime l'anonymat naturel de la Vie. Les autres vivants sont nés dans la vie et sont finis et ceux qui éprouvent la Vie à travers le Christ, font l'expérience de l'infini dans leur vie. Comme intermédiaire entre la Vie et le vivant, le Christ assure la singularité de chaque vivant et l'unité entre tous. L'objet de notre étude est de réaliser comment la phénoménologie de Michel Henry recherche le Principe. La Vie est-elle le principe de tout vivant ? Comment Henry explique-t-il la relation entre la Vie et les vivants ? Offre-t-il une nouvelle version d'un problème métaphysique formulé par les Grecs ? Pourquoi le Christ ? Comment le Christ rend-il possible la singularité du chaque vivant sans interférer avec la Vie ? Comment, dans la trilogie christologique de Henry, le Christ devient-il l'Un qui unifie tous les multiples ? M. Henry renouvelle le problème de l'Un et du multiple sans le vouloir et sans le dire. Pour nous, la pensée de Michel Henry transcende les cultures par sa recherche spécifique de l'Un. En outre, une lecture indienne de la pensée de M. Henry est-elle possible ? Est-ce que Henry peut jouer le rôle d'un intermédiaire entre l'Occident et l'Orient ? Cette étude propose un regard indien sur le génie de M. Henry dans sa recherche vers l'Un avec une dimension phénoménologique, christologique et interculturelle.

  • Le corps et le langage dans la pensée d'Emmanuel Levinas    - Benoit Louis Philippe  -  13 septembre 2016

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    Alors de manière plus classique, depuis Aristote, l'homme est défini comme un animal doué de langage, la pensée de Levinas nous amène à penser un nouvel humanisme, dans les structures d'altérité, de passivité, d'ouverture, de proximité, d'exposition et de responsabilité. D'emblée, l'homme, en tant que être de langage, est aussi être "de chair et de sang". Ainsi, il est connu comme être de chair et de langage. Pour penser la subjectivité, il faut la penser comme un territoire, fait de deux domaines : de corps et de langage. C'est à partir du corps que l'on peut découvrir la concrétude de l'homme. C'est à partir du langage qu'on peut lui lancer une adresse, une convocation et aussi répondre à cette adresse. Le nouvel humanisme, l'humanisme de l'autre homme, ainsi est de corps et de langage, comme "ses deux mains de l'humble créature", est assigné à la responsabilité de soi et pour autrui. L'expérience du corps et du langage est les deux piliers qui permettent de penser la relation interhumaine, nécessaire pour une expérience de la transcendance et de sa signifiance. La relecture des notions de thématisation, de représentation, de conscience, d'intentionnalité, de compréhension de l'être, nous a permis de voir comment Levinas envisage de donner à la philosophie un autre souffle et une autre direction. En libérant le langage philosophique de ce qu'il appelle le système ou l'impérialisme de la conscience ou de l'être, Levinas ouvre la voie à la transcendance de l'autre et de l'absolument Autre, à Dieu et au-dehors. La tâche de la pensée, c'est de déterminer à travers le corps et le langage, la signifiance de la subjectivité, d'autrui, de Dieu, de la transcendance et de l'infini. Il s'agit de déterminer aussi "comment ils viennent au langage, y provoquent la pensée, y font sens".

  • La médiation chrétienne : quelle altérité théologico-politique dans l’histoire ?    - Bourdin Bernard  -  28 janvier 2014

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    Le présent travail se décline en trois parties, chacune développant un volet de la thèse globale. Premier volet : La genèse de la modernité politique a été l'objet de nombreuses interprétations philosophiques. Au cœur de ces interprétations, le théorème de la sécularisation s'est révélé aussi décisif que discuté. Pour mettre à l'épreuve ce concept, ce premier volet entend faire valoir la fécondité herméneutique de la théologie politique chrétienne, dont le concept central est celui de médiation : d'une part au travers de ses multiples paradigmes, d'autre part, en la confrontant à plusieurs théories philosophiques du XXè siècle. Le deuxième volet, le plus volumineux, s'est donné pour tâche de procéder à l'examen critique de la théologie politique du juriste Carl Schmitt. En quoi offre-t-elle des éléments de réponses pour une adéquation de la théologie politique chrétienne au paradigme moderne et séculier de la condition politique? En quoi conduit-elle à une impasse, qu'il convient de surmonter pour élaborer un nouveau rapport entre christianisme et politique et une pensée de l'histoire ? Pour répondre à cette question, le troisième volet s'est imposé, dans un premier temps, par l'investigation de la philosophie de Rosenzweig dans L'Etoile de la Rédemption, notamment s'agissant de son concept de peuple (juif et chrétien). Dans un deuxième temps, par l'explicitation des divergents-accords entre la thèse de Rosenzweig et celle de Schmitt : celle du Juif hors de l'histoire et du Chrétien dans l'histoire, dont les deux auteurs font un usage diamétralement opposé. C'est à l'aune de ces divergents-accords que la thèse conclusive de l'élaboration d'une théologie « du » politique peut trouver un espace réflexif pour un autre rapport entre une transcendance religieuse et le fondement autonome et séculier d'une philosophie politique de la démocratie.

  • Se comprendre historiquement : Enjeu herméneutique du rapport au texte et à la tradition. Gadamer versus Ricoeur    - Pwongo Bope Libère  -  07 décembre 2013

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    À notre connaissance, Ricoeur et Gadamer n'ont peut-être jamais véritablement débattu sur leur conception respective de la nature et de la tâche herméneutiques. Il semble que ce débat soit souhaitable, voire urgent. Si Ricoeur a toujours témoigné un grand intérêt pour l'herméneutique philosophique de celui qu'il appelait « mon maître » et dont il discutait les thèses, il est frappant de constater que Gadamer ne s'est contenté que de très vagues allusions aux enjeux herméneutiques de l'oeuvre du philosophe français. Il nous revient aujourd'hui de circonscrire le cadre de ce dialogue et d'en déterminer les conditions de possibilité. Il n'est pas sûr, comme le soutiennent de nombreuses études, qu'il faille reconduire l'enjeu de ce débat au ressort supposé fondamental : d'une part, l'opposition entre l'exigence des méthodes et des règles d'interprétation, seules susceptibles de garantir la scientificité de l'acte d'interprétation ; et, d'autre part, la revendication d'une visée originellement ontologique du phénomène de la compréhension, incapable par essence d'échapper, sans aucune possibilité de se défendre, à l'accusation de l'arbitraire subjectif. C'est pourquoi, se tenant à distance de ces présuppositions - quelque motivé qu'elles soient -, la présente thèse suggère plutôt que la possibilité du dialogue entre Ricoeur et Gadamer est fonction de la capacité à parcourir préalablement, et avec une grande patience, le long détour qu'emprunte l'un et l'autre herméneute : il n'y a de dia-logue que si ce dont il est question est médiatisé par la « chose même » qui, nous le croyons, est irréductible à l'opposition entre « méthode » et « non-méthode ». Car, la « chose même », c'est le sens en tant qu'horizon vers lequel s'achemine tout procès d'interprétation ou de compréhension. En ce sens, nous soutenons que la notion gadamérienne de l'expérience herméneutique trouve son meilleur allié dans la catégorie ricoeurienne de l'appropriation du monde que le texte déploie et découvre au lecteur. Chez l'un comme chez l'autre, l'enjeu fondamental est la quête de compréhension de soi du « sujet », c'est-à-dire, élargissement et accroissement de son horizon de sens mais dont le rapport à l'histoire demeure somme toute problématique. C'est que, d'un côté, la compréhension de soi n'est pas affranchissement à l'égard de cette part brumeuse de l'histoire qui nous constitue ; de l'autre côté, elle ne peut se dire que dans les limites et à l'intérieur de l'historicité constitutive de notre horizon langagier.

  • Gilles Deleuze et Antonin Artaud : L'impossibilité de penser    - Bouillon Anne  -  19 janvier 2013

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    Au sein de la pensée de Deleuze, la poésie d'Antonin Artaud apparaît comme la ligne de fuite par excellence à partir de laquelle tout le foisonnement conceptuel deleuzien s'articule. Artaud est en effet celui qui brise l'image de la pensée – ou ce que nous voulons dire habituellement par " penser " en philosophie – en refusant son innéité et son universalité, c'est-à-dire la cogitatio natura universalis. Car pour Artaud comme pour Deleuze, le plus souvent, la pensée s'affronte à son problème véritable, qui est son impouvoir ou son impossibilité. Ainsi, la première partie de la thèse s'attaque à la compréhension de la destitution de l'image de la pensée dans Différence et répétition de Deleuze, à partir de l'idée de " génital inné " d'Artaud dans la Correspondance avec Jacques Rivière. Si l'image de la pensée ne dit rien du processus de penser, de quelle logique sommes-nous capables ? Au travers de la découverte de la logique paradoxale déployée dans les paradoxes de Logique du sens de Deleuze, il s'agira de penser le rapprochement entre Artaud et Nietzsche. L'axe principal de cette partie est la critique du jugement menée par Artaud. Enfin, jeté dans les paradoxes de la vie, la troisième partie envisage le grand impensé de la philosophie qu'est le corps : en effet, de quel corps sommes-nous capables ? L'enjeu, de l'impossibilité de penser à la question du corps - rapprochant L'Ethique de Spinoza du corps sans organes d'Artaud - est bien de renouer la pensée avec la vie, selon le projet du Gai savoir de Nietzsche et qu'Artaud ne cesse de reformuler dès ses premiers écrits. L'impossibilité de penser dit non seulement la séparation d'avec la vie, mais aussi l'impensable qu'est le corps : en effet, que dire de notre propre corps, tel que nous le vivons ? Dans quelle mesure la création de concepts en rhizome dans Mille Plateaux de Deleuze et Guattari explore-t-elle le corps sans organes d'Artaud, ce corps vécu qui reste encore mystérieux pour la pensée ? Artaud souhaitait qu'on l'aime non pas pour son œuvre mais pour sa vie, témoignant d'une grande santé contre un monde malade : l'horizon de l'impossibilité de penser est alors la pensée blessée et profonde assumant la vie elle-même dans toute son opacité.

  • Judaïsme et christianisme chez Kant : Du respect de la loi à son accomplissement dans l’amour    - Salvetti Florence  -  08 décembre 2012

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    Cette thèse de doctorat se propose de reprendre l'ensemble de la philosophie pratique de Kant en aval, c'est-à-dire à partir de l'ouvrage chronologiquement tardif dans le corpus kantien, La Religion dans les limites de la simple raison (1793), dont la Première partie assigne à la volonté un défi : le « mal radical ». Le « mal radical » n'est pas le mal absolu ou diabolique, mais il consiste en une inversion (Verkehrtheit) de l'ordre des principes au sein du vouloir, et ne peut être déraciné que par l'entière conversion du cœur. Avec le mal s'ouvre l'antinomie du judaïsme, considéré par le philosophe comme le contre-modèle de la foi par excellence, et du christianisme, criterium unique et anhistorique de la religion, seul à même de résoudre le problème de l'homme nouveau. Si, selon Kant, le judaïsme est nouménalement nul parce qu'incapable de véhiculer le contenu de la religion rationnelle, le philosophe, qui considère l'interdit biblique de l'idolâtrie comme « le commandement le plus sublime du Livre de loi des Juifs », lui reconnaît néanmoins le mérite de mettre l'accent sur le respect. Le christianisme, quant à lui, met l'accent sur l'amour, dont Kant retient la signification pratique, à savoir qu'il est l'état de perfection de l'intention vers lequel nous devons tendre

  • Élan vital et mystique dans la pensée d'Henri Bergson    - Baka Okpobé Christiane  -  03 décembre 2012

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    La première conception de la religion que nous livre Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion semble se réduire à un fait anthropologique. Cette religion, qu'il décrit comme une réalité statique, brouille toute idée de révélation qui se veut pourtant transcendante à l'Histoire. La deuxième conception, par contre, sans être une réflexion systématique sur l'idée d'un Dieu révélé, s'en rapproche par le biais des mystiques. Mais, là encore, se présente une difficulté : pour rejoindre la mystique, Bergson la situe dans le processus évolutif d'une réalité naturelle, l'élan vital dont il suit le cours jusqu'à son achèvement. Ainsi se pose la question de la nature transcendante ou non du fait mystique dans le bergsonisme. La réponse à cette question nécessite, non pas seulement une intelligibilité de l'image la plus controversée du vocabulaire bergsonien, l'élan vital, mais surtout une sympathie avec elle, qui seule permet d'aller au-delà de la rigidité des mots pour découvrir la vie qui les innerve. Par l'intuition, démarche de l'esprit, que le philosophe français recommande comme méthode à la philosophie, l'élan vital se solidarise avec la durée créatrice et devient le langage par lequel l'univers créé se comprend : le langage de l'amour divin. Il peut alors s'allier avec la mystique sans lui faire perdre sa double essence de réalité humaine et transcendante.

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