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Baron Christine

Les thèses encadrées par "Baron Christine"

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  • Raconter le vivant : un essai de zoépoétique narrative (XXe-XXIe siècles)    - Cazaban-Mazerolles Marie  -  25 mai 2018

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    Cette thèse de littérature générale et comparée met au jour la présence, dans la littérature occidentale des XXe et XXIe siècles, d'un geste narratif qui consiste à raconter non plus « la vie » mais « le vivant » - défini comme une formule assumant un point de vue bio écologique sur l'existence et récapitulant les axiomes anthropologiques, ontologiques et métaphysiques impliqués par la révolution darwinienne. Dépassant le schème des « deux cultures » selon lequel les champs scientifique et littéraire sont supposés hétérogènes, l'essai examine ainsi comment le récit de fiction intègre et réagit de façon créative aux bouleversements provoqués par le développement des sciences du vivant modernes : modification de l'appréhension du phénomène de la vie, et altération de la conscience que l'humain a de lui-même ainsi que de sa place dans le monde. Le phénomène étudié est baptisé zoégraphique en référence à l'opposition existant en Grec ancien entre le bios - la vie humaine individuelle et caractérisée - et la zoé - entendue comme la vie trans-individuelle et trans-spéciste commune à toutes les créatures animées. L'analyse d'un vaste corpus de récits publiés depuis le début du XXe siècle en Amérique du Nord, en Angleterre, en France, au Brésil et en Afrique du Sud, permet dès la première partie de mettre en valeur la façon dont le paradigme bio-écologique post-darwinien met à l'épreuve les habitus anthropocentriques de la poétique narrative occidentale moderne. L'étude se focalise en premier lieu sur le renouvellement de la poétique du personnage, montrant d'une part comment les textes mettent en avant les dimensions biologiques et animales de l'identité humaine, et comment ils multiplient d'autre part les personnages non-humains en s'efforçant de rompre avec leurs anciennes modalités anthropocentriques de représentation. Ce faisant, la thèse défend l'idée que les auteurs considérés travaillent à défaire ce qui apparaît comme l'indexation traditionnelle de la poétique du personnage sur le mythe de l'exception humaine, au profit de la figuration du continuum du vivant. En outre, elle montre que les récits étudiés développent contre les imaginaires de la séparation et de la domination des intrigues qui mettent en scène Homo sapiens dans un rapport d'interdépendance écosystémique et d'appartenance au collectif du vivant. Les textes examinés achèvent ainsi d'émanciper leur poétique des représentations véhiculées par l'humanisme classique, et mobilisent des ressources propres à la narration littéraire pour faire advenir à la littérature un « vivant » caractérisé par son refus non seulement de l'opposition humains/non-humains, mais encore d'une conception autarcique et substantialiste de la subjectivité. Examinant dans un second temps les valeurs dont les écrivains chargent l'imaginaire du vivant qu'ils élaborent, cette recherche montre que le corpus étudié déploie une compréhension heureuse de ce qu'être un vivant parmi les vivants signifie, luttant contre la propension à requalifier les implications de l'épistémè post-darwinienne en termes de réduction ou d'humiliation métaphysiques. Semblable travail de médiatisation euphorique s'avère particulièrement manifeste dans la façon dont les textes réinvestissent l'imaginaire angoissé caractéristique de la première réception darwinienne pour en convertir la tonalité affective. Afin de compenser les perspectives de la finitude et de la dégradation ontologique, le corpus procède en outre à la reformulation immanente et écologique de l'imaginaire des au-delàs et de la grandeur. Étudiant pour finir comment les textes mettent globalement en scène la possibilité d'un enchantement non pas exclu par une vision scientifique du monde mais compatible voire subordonné à ses démonstrations, l'étude considère la fiction narrative comme un dispositif efficace de réorientation de l'attention et des affects, susceptible de faire valoir la valeur enchanteresse des postulats du paradigme bio-écologique moderne.

  • Le lieu où vivre. Subtopie, utopie, dystopie dans la littérature et le cinéma de Pier Paolo Pasolini    - Bardellotto Daria  -  30 novembre 2017

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    Il faut attendre le dernier projet cinématographique inachevé de Pier Paolo Pasolini, Porno Théo Kolossal, pour trouver dans son œuvre des systèmes spatiaux circonscrits présentés comme utopies. Pourtant, il est possible d'apercevoir dans sa littérature et dans son cinéma non seulement des thèmes, des personnages et des espaces de l'utopie (le topos de l'éden et de l'habitat rêvé, l'enfer et le paradis de Dante et de Giotto, des figures de la marche et du voyage, les motifs eschatologiques), mais également un processus dialectique qui se répète sans cesse et qui marque tout aussi bien l'histoire de l'utopie : l'évocation de l'éden bascule vers la représentation d'un paradis métaphorique, qui prend la forme d'une véritable utopie, avant que cette dernière ne se renverse en son contraire dystopique. Les nombreux motifs utopiques dans l'œuvre pasolinien ne sont donc pas de simples récurrences thématiques : ils donnent à voir une matrice de son univers, déchiré entre le fantasme inconsolable du paradis perdu et l'aspiration irréfrénable vers le Pays Idéal, que la propagation du modèle néocapitaliste éloigne de plus en plus de l'horizon du réel. Il est alors possible de relire la littérature et le cinéma de Pasolini à travers le prisme de l'utopie, comprise en même temps comme tradition littéraire et comme « pensée qui reçoit » cette tradition (ce qu'Alexandre Cioranescu a appelé l'« utopisme »). De sa poésie frioulane à Salò en passant par l'utopie du Décaméron, sa poétique de l'espace révèle un regard qui transforme constamment les lieux en symboles, et les symboles en lieux, faisant jaillir dans son œuvre un archipel de cités utopiques et dystopiques.

  • La mémoire à l'épreuve du quotidien dans la littérature contemporaine française et du Río de la Plata : Georges Perec, Jacques Roubaud, Julio Cortázar et Mario Levrero    - Klein Paula  -  22 novembre 2017

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    Ce travail interroge les modalités assumées par le quotidien dans un ensemble d'oeuvres qui abordent la mémoire d'un passé marqué par la violence historique. C'est à partir du « bruit de fond » des grands événements historiques, de l'expérience « commune » et ordinaire, que des auteurs comme Georges Perec, Julio Cortázar, Jacques Roubaud ou Mario Levrero conçoivent leurs démarches mémorielles. La réflexion sur la violence de la guerre et de la Shoah constitue ainsi le point de départ des projets de Perec et de Roubaud, ces deux « enfants de la Seconde Guerre mondiale ». Dans le Río de la Plata (Argentine et Uruguay), la violence d'État des dictatures des années 1970 et 1980 est également déterminante pour comprendre le tournant documentaire et mémorialiste observé dans l'oeuvre tardive de Cortázar et Levrero. Créé à partir d'une sélection d'oeuvres de ces quatre écrivains, notre corpus partage cette nécessité d'inscrire la vie quotidienne dans l'histoire. Malgré les différences évidentes entre leurs poétiques et leurs contextes de production, les démarches de ces écrivains se rapprochent en ce qu'elles appréhendent le quotidien à partir d'une conception de l'oeuvre comme « projet ». Se reflétant dans l'utilisation de contraintes et de protocoles qui exigent un investissement total de la part des écrivains, la double dimension textuelle et performative de ces textes représente ainsi l'une de leurs facettes les plus originales. Cette étude se propose d'aborder les trois dimensions théorique, littéraire et performative du quotidien faisant de l'oeuvre un laboratoire d'expérimentation. L'emprunt de procédés et de méthodes issus des sciences sociales caractérise ce versant expérimental qui sera notamment abordé dans cette thèse à partir de deux postures : celle de l'« ethnographe de proximité » et celle de l'« archiviste du quotidien ». Se donnant pour objectif de saisir une mémoire du présent et des « choses communes », ces multiples inflexions du quotidien le transforment en un moyen d'énonciation oblique des questions d'ordre mémoriel et politique relevant d'un arsenal de figures de résistance active.

  • Étude comparée de la représentation littéraire de la révolte chez Albert Camus et Ahmadou Kourouma    - Koffi Samuel  -  10 décembre 2015

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    Manifestée dans nos familles, communautés, couches sociales et à travers des générations, la révolte demeure l'expression du refus de l'injustice, l'affirmation de soi et la revendication de ses droits. Elle est pour l'homme un moyen indispensable pour la quête de la justice et de la liberté. L'étude comparée de la révolte dans les oeuvres d'Albert Camus et d'Ahmadou Kourouma propose d'élucider l'essence de la révolte, sa légitimité et sa nécessité. Ils illustrent que la révolte peut être légitime mais pas toujours nécessaire. Camus définit la révolte comme un éveil de la conscience sur l'absurdité de la vie, le destin et l'injustice sociopolitique. Pour Kourouma, la révolte consiste à dire « non » devant l'inacceptable. Ils s'accordent pour dire que la révolte est primordialement un éveil de la conscience permettant à l'homme de transcender sa condition, son destin et de survivre au mal par des actions concrètes. D'une part, Camus prône l'abstraction de Dieu et des dieux dans le déterminisme du destin et en attribue le pouvoir à l'homme. De l'autre, Kourouma ne condamne pas catégoriquement le recours à Allah, aux dieux et aux puissances mystiques des traditions africaines. Mais il exige de l'homme, plus d'objectivité, de lucidité et de vigilance vis-à-vis des pratiques religieuses trompeuses. Pour la révolte sociopolitique, souvent caractérisée par la violence et le désastre, Camus et Kourouma proposent le respect de l'ordre et la reconnaissance des limites régissant toute intervention physique ou armée, fut-elle sophistiquée ou non. Car, de telles interventions perpétuent les combats entre sociétés et nations et déstabilisent la paix. Ainsi, la révolte et la révolution deviennent une question d'éthique et de morale. Aussi, promeuvent-ils le dialogue comme le garant de la paix et de la coexistence pacifique qu'il ne faut jamais sous-estimer. Ainsi, Camus et Kourouma ramènent le débat autour de la révolte à une dimension temporelle et spatiale basée sur l'amour, la fraternité et la solidarité. Car, puisque rien n'est jamais permanent, même notre existence, l'homme devra à chaque instant, « tout recommencer », sachant que le temps et la patience rendent toute chose parfaite.

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