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Baron Christine

Les thèses encadrées par "Baron Christine"

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  • Le lieu où vivre. Subtopie, utopie, dystopie dans la littérature et le cinéma de Pier Paolo Pasolini    - Bardellotto Daria  -  30 novembre 2017

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    Il faut attendre le dernier projet cinématographique inachevé de Pier Paolo Pasolini, Porno Théo Kolossal, pour trouver dans son œuvre des systèmes spatiaux circonscrits présentés comme utopies. Pourtant, il est possible d'apercevoir dans sa littérature et dans son cinéma non seulement des thèmes, des personnages et des espaces de l'utopie (le topos de l'éden et de l'habitat rêvé, l'enfer et le paradis de Dante et de Giotto, des figures de la marche et du voyage, les motifs eschatologiques), mais également un processus dialectique qui se répète sans cesse et qui marque tout aussi bien l'histoire de l'utopie : l'évocation de l'éden bascule vers la représentation d'un paradis métaphorique, qui prend la forme d'une véritable utopie, avant que cette dernière ne se renverse en son contraire dystopique. Les nombreux motifs utopiques dans l'œuvre pasolinien ne sont donc pas de simples récurrences thématiques : ils donnent à voir une matrice de son univers, déchiré entre le fantasme inconsolable du paradis perdu et l'aspiration irréfrénable vers le Pays Idéal, que la propagation du modèle néocapitaliste éloigne de plus en plus de l'horizon du réel. Il est alors possible de relire la littérature et le cinéma de Pasolini à travers le prisme de l'utopie, comprise en même temps comme tradition littéraire et comme « pensée qui reçoit » cette tradition (ce qu'Alexandre Cioranescu a appelé l'« utopisme »). De sa poésie frioulane à Salò en passant par l'utopie du Décaméron, sa poétique de l'espace révèle un regard qui transforme constamment les lieux en symboles, et les symboles en lieux, faisant jaillir dans son œuvre un archipel de cités utopiques et dystopiques.

  • Étude comparée de la représentation littéraire de la révolte chez Albert Camus et Ahmadou Kourouma    - Koffi Samuel  -  10 décembre 2015

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    Manifestée dans nos familles, communautés, couches sociales et à travers des générations, la révolte demeure l'expression du refus de l'injustice, l'affirmation de soi et la revendication de ses droits. Elle est pour l'homme un moyen indispensable pour la quête de la justice et de la liberté. L'étude comparée de la révolte dans les oeuvres d'Albert Camus et d'Ahmadou Kourouma propose d'élucider l'essence de la révolte, sa légitimité et sa nécessité. Ils illustrent que la révolte peut être légitime mais pas toujours nécessaire. Camus définit la révolte comme un éveil de la conscience sur l'absurdité de la vie, le destin et l'injustice sociopolitique. Pour Kourouma, la révolte consiste à dire « non » devant l'inacceptable. Ils s'accordent pour dire que la révolte est primordialement un éveil de la conscience permettant à l'homme de transcender sa condition, son destin et de survivre au mal par des actions concrètes. D'une part, Camus prône l'abstraction de Dieu et des dieux dans le déterminisme du destin et en attribue le pouvoir à l'homme. De l'autre, Kourouma ne condamne pas catégoriquement le recours à Allah, aux dieux et aux puissances mystiques des traditions africaines. Mais il exige de l'homme, plus d'objectivité, de lucidité et de vigilance vis-à-vis des pratiques religieuses trompeuses. Pour la révolte sociopolitique, souvent caractérisée par la violence et le désastre, Camus et Kourouma proposent le respect de l'ordre et la reconnaissance des limites régissant toute intervention physique ou armée, fut-elle sophistiquée ou non. Car, de telles interventions perpétuent les combats entre sociétés et nations et déstabilisent la paix. Ainsi, la révolte et la révolution deviennent une question d'éthique et de morale. Aussi, promeuvent-ils le dialogue comme le garant de la paix et de la coexistence pacifique qu'il ne faut jamais sous-estimer. Ainsi, Camus et Kourouma ramènent le débat autour de la révolte à une dimension temporelle et spatiale basée sur l'amour, la fraternité et la solidarité. Car, puisque rien n'est jamais permanent, même notre existence, l'homme devra à chaque instant, « tout recommencer », sachant que le temps et la patience rendent toute chose parfaite.

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