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Gîrbea Catalina

Les thèses encadrées par "Gîrbea Catalina"

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  • Résurgences médiévales, sacrées et profanes, dans l'oeuvre de Maurice Denis, peintre nabi    - Apostu Andreea  -  14 décembre 2018

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    La thèse porte sur la récupération du Moyen Âge par le peintre postimpressionniste Maurice Denis dans ses oeuvres, tout au long de sa carrière artistique. Elle vient compenser l'absence d'une étude dédiée intégralement à l'influence de la littérature et de l'art médiéval sur sa création. Nous avançons l'hypothèse que cette récupération est réalisée sous la forme d'un transfert culturel, qui suppose non seulement une transposition des éléments, mais aussi leur métamorphose, parfois radicale, et leur adaptation à l'esprit du temps et de l'espace qui les accueille. Par la suite, la thèse analyse les transpositions subies par des éléments thématiques ou stylistiques du Moyen Âge au contact avec aussi bien l'époque du peintre et l'esthétique symboliste, que ses propres théories et sa biographie, qui est constamment projetée sur les oeuvres. La première partie de la thèse vise à identifier les principales coordonnées de l'époque de Maurice Denis et du groupe des Nabis et de leur courant, le néo-traditionnisme, défini par le syncrétisme et le synthétisme. Ces deux caractéristiques déterminent la capacité de reprendre dans leurs oeuvres les tendances les plus importants du temps : le goût pour les Primitifs italiens et français, la fascination pour la Bretagne, le Moyen Âge symboliste littéraire, le byzantinisme, l'occultisme et le japonisme. Les représentants les plus marquants du médiévalisme au sein du groupe ont été Maurice Denis et Paul Sérusier. La création d'influence médiévale de Maurice Denis, qui a été aussi le principal théoricien du groupe, peut être partagée, selon nous, en deux catégories : les oeuvres à destination profane et celles à destination sacrée. La deuxième partie de la thèse analyse les topoi de la forêt et du jardin-verger clos, peuplés de princesses et de chevaliers, ainsi que les grands sujets religieux, comme l'Annonciation, la Visitation, le Noli me tangere, la Lutte de Jacob avec l'ange, repris par le peintre dans ses oeuvres à destination profane. Cette partie aborde aussi les oeuvres décoratives à destination profane de Maurice Denis, comme l'illustration de livres, inspirée par les manuscrits médiévaux, la tapisserie et le vitrail. La troisième partie de la thèse est consacrée aux projets de décoration religieuse entamés par Maurice Denis à partir de 1898 jusqu'à sa mort. Ceux-ci sont regroupés selon leurs sujets en sept catégories, auxquelles s'ajoute le cas singulier de la première décoration du Collège Sainte-Croix de Vésinet : le cycle sur la vie de la Vierge et du Christ, le cycle des évangélistes, la figure de saint Paul, les représentations des morts de la guerre, les figures de Saint Louis et de saint François, les Chemins de Croix, les Béatitudes. Après la Grande Guerre, Maurice Denis crée les Ateliers d'art sacré, censés reproduire les ateliers de peintres de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Tout en faisant l'éloge de l'esthétique et de la spiritualité médiévale, Maurice Denis prône aussi la création d'un nouveau style, propre à son époque. Ce double mécanisme est toujours conforme à celui du transfert culturel, qui vise la récupération de certains principes et éléments et leur réinvention selon la sensibilité du temps. Pour Denis, le transfert culturel n'est pas applicable par la suite seulement à quelques-unes de ses oeuvres, mais a la totalité de sa création, devenant un véritable mécanisme de sa pensée artistique. Celui-ci est aussi responsable par son oscillation permanente entre la tradition et la nouveauté, qui se manifeste aussi bien dans ses oeuvres à destination profane, souvent très transgressives, que dans ses oeuvres à destination religieuse, plus tempérées, mais qui abordent aussi des sujets complétements novateurs comme ceux des « morts de la guerre » ou des Béatitudes.

  • Troubadours et société en Aquitaine au XIIe siècle (1071-1199)    - Laurent Sébastien-Abel  -  09 décembre 2017

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    L'objectif initial de notre travail était d'enquêter sur la présence des troubadours aquitains du XIIe siècle dans les sociétés qu'ils fréquentèrent. L'étude montre qu'ils ne formaient pas un groupe social au sens contemporain du terme. D'une part, ils venaient de milieux très différents. D'autre part, leur positionnement au sein des cours a évolué au cours du temps. Jusqu'aux années 1130, les troubadours se faisaient les porte-paroles de l'ensemble des membres de cours aux contours bien définis, dans un contexte politique marqué par des révoltes récurrentes. L'espace aquitain traversait alors une période de recomposition territoriale qui aboutit finalement à un changement de capitale, de Poitiers vers Bordeaux. Le troubadour Marcabru changea radicalement de perspective en se plaçant délibérément en dehors de l'espace courtisan, dans un rôle se rapprochant du prédicateur laïc. Il fut imité par un certain nombre de troubadours jusque dans les années 1150. Après cette date, une nouvelle génération de poètes abandonna cette posture. Ils transcrivaient dans leurs oeuvres les expériences d'hommes et de femmes confrontés au renforcement du contrôle étatique sur la noblesse. Par-là, ces troubadours élaborèrent un modèle de comportement qui inspira les aristocrates de Catalogne, de Languedoc, de Provence et du nord de l'Italie, où l'héritage des troubadours finit par être conservé. La rédaction ultérieure des chansonniers provençaux, dont aucun ne fut écrit en Aquitaine, correspondit en effet à une démarche patrimoniale et mémorielle et au besoin de disposer de modèles de comportement. Cela créa l'illusion, par-delà les siècles, qu'une véritable communauté avait existé parmi les troubadours aquitains du XIIe siècle, là où il serait plus judicieux d'évoquer une communauté créée a posteriori par un corpus de textes collectés tardivement.

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